« Une paire de S3, en 43. » C’est la commande type, et pas toujours la plus juste. Le marquage indique ce que la chaussure protège ; il ne dit rien de son poids, de sa respiration ni de sa tenue dans la boue. Pour bien choisir ses chaussures de sécurité, il faut croiser trois critères : le risque du poste, la hauteur de tige adaptée au métier et le confort sur huit heures.
À quoi servent les chaussures de sécurité sur un chantier
Les risques couverts : écrasement, perforation, glissade, eau
Le pied cumule les risques : chute d’un outil ou d’un parpaing, clou ou fer à béton sous la semelle, sol glissant (boue, laitance, barreau d’échelle), eau, chaleur ou froid au contact du sol. La chaussure de sécurité traite le premier par un embout de protection testé à 200 J, soit l’énergie d’un objet de 20 kg tombant d’un mètre. Elle traite le deuxième par une semelle anti-perforation, éprouvée sous une force de 1 100 N, et le troisième par une semelle d’usure crantée. L’eau, la chaleur et le froid dépendent de symboles complémentaires, détaillés plus bas.
En entreprise, l’employeur fournit gratuitement les chaussures adaptées aux risques relevés dans le document unique, et le salarié les porte (articles R4321-4 et R4323-95 du Code du travail). Un artisan seul fait cette analyse lui-même ; les risques, eux, sont les mêmes.
Chaussure de sécurité, de protection ou de travail : ne pas confondre
Trois familles coexistent, chacune adossée à sa norme. La chaussure de sécurité (EN ISO 20345, famille S) a un embout testé à 200 J. La chaussure de protection (EN ISO 20346, famille P) a aussi un embout, mais testé à 100 J, soit un objet de 10 kg tombant d’un mètre. La chaussure de travail (EN ISO 20347, famille O) n’en a pas : elle apporte du confort et de l’adhérence, pas de protection contre l’écrasement. Dès qu’un objet peut tomber sur le pied, comme sur la plupart des chantiers du bâtiment, on retient la chaussure de sécurité. La chaussure de protection convient aux risques de choc plus faibles, la chaussure de travail aux postes sans risque d’écrasement.
Comprendre les marquages : SB, S1P, S3 et les nouvelles mentions
Le marquage figure sur la languette ou le soufflet : la norme, la catégorie, puis les symboles complémentaires. Exemple relevé sur une ArmourTred de Milwaukee : EN ISO 20345:2022 S3S ESD CI HI HRO SC FO LG SR. S3S est la catégorie. Tout ce qui suit ajoute une exigence ciblée : glissance (SR), hydrocarbures (FO), chaleur (HRO, HI), froid (CI), électricité statique (ESD), échelle (LG), abrasion de l’embout (SC).
Les catégories de SB à S7
Les catégories se construisent par ajouts successifs à partir de l’embout de protection (200 J).
| Catégorie | Ce qu’elle garantit, en plus de l’embout | Pour quel poste |
|---|---|---|
| SB | Exigences de base seules | Poste sans autre risque que le choc ou l’écrasement |
| S1 | Talon fermé, antistatique, absorption d’énergie au talon | Intérieur sec et propre : atelier, entrepôt, finitions |
| S1P | S1 + insert anti-perforation | Second œuvre, chantier sec |
| S2 | S1 + tige résistante à la pénétration et à l’absorption d’eau | Peu courant sur chantier : pas d’anti-perforation |
| S3 | S2 + insert anti-perforation + semelle à crampons | Gros œuvre, extérieur, sol irrégulier |
| S6 | S2 + étanchéité de la chaussure entière (WR) | Eau et humidité, sans risque de perforation |
| S7 | S3 + étanchéité de la chaussure entière (WR) | Pluie continue, chantier détrempé |
| S4 et S5 | Bottes tout caoutchouc ou polymère. S4 : talon absorbeur d’énergie, antistatique. S5 : S4 + anti-perforation + crampons | Terrassement, béton frais, boue |
Le S1P et le S3 couvrent l’essentiel des besoins de chantier. Le premier suffit à l’intérieur et au sec, le second s’impose dès que la chaussure subit la pluie, un sol irrégulier ou un chantier extérieur. Le S3 reste une chaussure résistante à la pénétration de l’eau, pas une chaussure étanche, et la différence se sent dès que le sol est détrempé.
Ce qui a changé avec la norme EN ISO 20345:2022
La révision de 2022 a créé deux catégories, S6 et S7 (S2 et S3 avec étanchéité de la chaussure entière), et scindé l’anti-perforation en trois symboles : P pour un insert métallique, PL et PS pour un insert non métallique. C’est de là que viennent S1PL, S1PS, S3L, S3S, S7L et S7S.
La lettre désigne l’essai réussi par l’insert : clou de 4,5 mm pour le L, clou de 3 mm pour le S, plus fin et plus sévère pour un textile. La force minimale reste de 1 100 N dans les deux cas. Un S3S est donc un S3 dont l’insert n’est pas métallique et qui a passé l’essai le plus sévère.
Deux autres changements. La résistance aux hydrocarbures (FO), auparavant incluse de S1 à S3, devient un symbole facultatif à chercher sur l’étiquette. L’adhérence, jusque-là notée SRA, SRB ou SRC, repose désormais sur un essai de base sur carrelage savonneux pour toutes les catégories, complété par le symbole SR pour un essai sur carrelage à la glycérine. SR et SRC ne se comparent pas : ils relèvent de deux versions différentes de la norme.
Les deux versions se côtoient aujourd’hui sur le marché : un modèle certifié avant la révision affiche S3 SRC, un modèle récent S3S SR. Il suffit de lire le marquage selon la version de la norme.
Les marquages complémentaires : antistatique, ESD, semelle résistante à la chaleur
Le caractère antistatique est déjà inclus à partir du S1. Les autres symboles se vérifient poste par poste.
| Symbole | Ce qu’il garantit | Utile pour |
|---|---|---|
| P, PL, PS | Résistance à la perforation : insert métallique (P) ou non métallique (PL, PS) | Sols jonchés de clous, de ferraille ou d’éclats |
| SR | Adhérence sur sol glissant (essai sur carrelage à la glycérine, norme 2022) | Sols lisses, mouillés ou gras |
| SRC | Ancienne notation : essais sur carrelage savonneux et sur acier à la glycérine | Modèles certifiés avant 2022 |
| FO | Semelle résistante aux hydrocarbures | Ateliers, garages, chantiers avec huiles et carburants |
| ESD | Dissipation des charges électrostatiques | Environnements à composants électroniques sensibles |
| HRO | Semelle d’usure résistante à la chaleur de contact (300 °C) | Bitume, chalumeau, soudure, sols chauds |
| HI | Isolation de la semelle contre la chaleur | Contact prolongé avec une surface chaude |
| CI | Isolation de la semelle contre le froid | Chantiers d’hiver, chambres froides |
| WR | Étanchéité de la chaussure entière | Pluie continue, eau stagnante, boue |
| SC | Capuchon protégeant l’embout contre l’abrasion | Travail à genoux, frottement de la pointe |
| LG | Adhérence de la semelle sur les barreaux d’échelle | Échelles, escabeaux, échafaudages |
| M, AN | Protection du métatarse (M) ou de la cheville (AN) | Démolition, manutention de charges lourdes |
Choisir le marquage selon le chantier, pas selon le prix
Le bon marquage correspond aux risques du poste. Une chaussure surdimensionnée par rapport au risque alourdit et chauffe pour rien ; une chaussure sous-dimensionnée laisse un risque non couvert. Autre limite : l’adhérence annoncée par SR ou SRC vaut pour une semelle neuve. Elle baisse avec l’usure et l’encrassement des crampons, et seul l’essai sur le sol du poste donne la réponse.
Repères rapides
Intérieur sec : S1P ou S1PS. Extérieur, sol irrégulier : S3 ou S3S. Pluie continue, eau stagnante : S7 ou botte S5. Bitume, soudure : HRO. Grand froid : CI.
Embout, semelle, tige : comprendre les matériaux
L’embout de protection : acier, aluminium ou composite
Les trois passent le même essai (200 J). La différence se joue sur le poids, le froid et l’encombrement. L’acier est le plus fin et le moins cher, mais le plus lourd, et il conduit le froid. L’aluminium allège la coque tout en restant métallique. Le composite, en fibre de verre ou en polymère, ne conduit ni le froid, ni la chaleur, ni l’électricité et ne fait pas sonner les portiques de détection ; sa coque est en revanche souvent plus volumineuse.
La semelle anti-perforation : métallique ou textile
Un insert métallique (symbole P) est une lame d’acier. Un insert non métallique (PL ou PS) est un textile à haute ténacité ou un composite. Le textile est plus léger, plus souple à la flexion, ne conduit pas le froid et ne se détecte pas aux portiques ; il couvre en général toute la surface de la semelle, là où une lame d’acier peut laisser une marge sur le pourtour. Dans tous les cas, on parle de résistance à la perforation, pas de protection absolue : l’essai porte sur un clou d’un diamètre donné, et un objet plus fin ou plus pointu peut passer.
La semelle d’usure : polyuréthane ou caoutchouc
Le polyuréthane double densité est léger et amortit bien, mais il ne tient pas la chaleur de contact aussi bien que le caoutchouc et il vieillit même sans usage. Le caoutchouc résiste mieux à l’abrasion et à la chaleur (symbole HRO) pour un poids plus élevé. Le crantage compte autant que la matière : profond et espacé, il évacue la boue ; plus fin, il accroche mieux sur sol lisse.
La tige : cuir, nubuck, microfibre ou textile
Le cuir pleine fleur est le plus durable et le plus agréable une fois assoupli ; il se nettoie et se nourrit. La croûte de cuir, couche inférieure de la peau, coûte moins cher et se montre moins souple : lisse, elle se nettoie facilement ; en finition velours, elle respire mieux mais se salit plus vite. Le nubuck, cuir poncé côté fleur, s’imperméabilise bien quand il est traité. La microfibre et le mesh allègent et aèrent, au prix d’une moindre tenue aux projections et à l’eau.
Hydrofuge, imperméable ou étanche : trois niveaux
Un cuir hydrofuge repousse l’eau, puis finit par s’imbiber à l’usage. Une chaussure S3 résiste à la pénétration de l’eau pendant l’essai, ce qui ne la rend pas étanche. L’étanchéité réelle vient d’une membrane associée à une catégorie S7 ou au symbole WR, ou d’une botte tout caoutchouc ou polymère. La contrepartie : une membrane respire moins, et le pied transpire davantage l’été.
Basse, montante ou botte : quel modèle pour quel métier
Ce que change la hauteur de tige
La basse (basket, derby) est la plus légère et la plus ventilée, avec une cheville libre ; elle protège peu des gravats, des projections et des entorses. La montante maintient la cheville, limite l’entrée de terre et de gravats et convient aux sols irréguliers, au prix d’un poids et d’une chaleur supérieurs. La botte (PVC, nitrile ou caoutchouc) est étanche et se nettoie à l’eau, mais respire peu et maintient moins le pied.
Quel modèle selon le métier
| Métier | Modèle | Marquage à viser | À vérifier |
|---|---|---|---|
| Maçon, gros œuvre | Montante | S3 ou S3S | Crantage marqué, tige hydrofuge |
| Terrassier, VRD | Botte ou montante étanche | S5, S7 ou S3 WR | Étanchéité ; M et AN en démolition |
| Couvreur, étancheur | Basse ou mi-haute | S1P ou S3, avec HRO et HI au chalumeau | Adhérence, LG, légèreté |
| Plaquiste, peintre | Basse | S1P ou S1PS | Légèreté, ventilation |
| Carreleur | Basse ou mi-haute | S1P ou S3 | Avant-pied souple, SC, nettoyage facile |
| Électricien | Basse | S1P ou S3 | Risque électrique à traiter à part |
| Plombier | Basse ou mi-haute | S3 ou S3 WR | Tige hydrofuge ou WR |
| Soudeur | Montante anti-projection | S1P ou S3, avec HRO | Rabat sur la fermeture |
| Espaces verts | Botte ou montante hydrofuge | S5 ou S3 | Crantage profond ; EN ISO 17249 à la tronçonneuse |
Gros œuvre, terrassement et VRD
En gros œuvre, la chaussure de sécurité BTP type est une montante en S3 ou S3S, au crantage marqué et à la tige hydrofuge : sol irrégulier, matériaux lourds, gravats et pluie l’exigent. Les chaussures hautes BTP Pro de Singer Safety (S3 SRC, cuir croûte lisse hydrofuge, languette à soufflet) répondent à ce cahier des charges. Quand le sol est détrempé en terrassement ou en VRD, on passe à la botte : les bottes de sécurité en PVC et nitrile de Singer Safety sont étanches et marquées S5, avec une version hiver doublée en fourrure polyester. Sur une démolition ou avec des charges lourdes, les symboles M et AN ajoutent une protection du dessus du pied et de la cheville.
Second œuvre : plaquiste, peintre, électricien
En intérieur, sur sol protégé et avec beaucoup de déplacements, la basse légère et ventilée en S1P ou S1PS suffit. Le plaquiste qui monte sur ses échasses, le peintre qui enchaîne les passages sur escabeau ou l’électricien qui visite les combles y gagnent en confort. La basket basse de sécurité de Singer Safety (S1P SRC, cuir croûte velours, doublure mesh) en est un exemple ; sa fiche déconseille les milieux fortement salissants. Pour l’électricien, un modèle antistatique ne protège pas du choc électrique : intervenir sur des installations sous tension exige des chaussures isolantes spécifiques (EN 50321).
Couvreur, étancheur, soudeur
Sur une toiture, l’adhérence et la légèreté passent avant tout, et le symbole LG signale une semelle conçue pour l’appui sur échelle. Au chalumeau ou sur bitume, la semelle HRO (chaleur de contact) devient nécessaire, avec HI si le contact avec la surface chaude dure. Le soudeur a besoin d’une montante anti-projection, avec un rabat qui protège la fermeture et une semelle HRO en caoutchouc nitrile.
Carreleur et plombier
Le carreleur travaille souvent à genoux ou accroupi : il lui faut un avant-pied qui plie sans gêner, une pointe protégée de l’abrasion (symbole SC) et une tige facile à nettoyer des projections de colle et de mortier. Le plombier, exposé aux fuites et à l’humidité, regarde plutôt la tige hydrofuge ou le symbole WR.
Espaces verts
Terre humide, herbe mouillée, pentes : une botte ou une montante hydrofuge, au crantage profond. Pour la tronçonneuse, une chaussure de sécurité classique ne suffit pas : il existe des modèles spécifiques résistant à la coupure par scie à chaîne (EN ISO 17249).
Confort, entretien et durée de vie
Pointure, largeur de chaussant et essayage en fin de journée
Le pied gonfle au fil de la journée : on essaie donc les chaussures en fin de journée, avec les chaussettes de travail. Les orteils bougent sans que le talon décolle à la marche, et rien ne comprime le dessus du pied. Une chaussure de sécurité n’assure son rôle que si elle est bien ajustée. Les modèles ne taillent pas tous pareil : certaines fiches conseillent de prendre une pointure en dessous, d’autres précisent la largeur du chaussant, à vérifier pour un pied large. Selon les modèles, les pointures vont du 35 au 48, petites pointures comprises.
Poids, amorti et stabilité
Quelques dizaines de grammes de trop par chaussure se paient en fatigue après des milliers de pas, surtout avec des escaliers et des échelles. Le poids dépend de l’embout, de l’insert, de la semelle et de la tige. Une chaussure de sécurité légère associe un embout et un insert non métalliques, une tige textile ou microfibre et une semelle en polyuréthane ; un modèle tout cuir à embout acier pèse davantage. L’amorti joue autant : mousse eTPU Energy Foam sur les Milwaukee, absorbeur de choc au talon sur les Singer Safety. La première de propreté amovible se remplace, sèche vite et peut accueillir une semelle orthopédique.
Laçage et fermeture rotative
Le laçage classique reste le plus précis et le plus facile à réparer. La fermeture rotative Boa règle le serrage par micro-ajustements, à la molette, et se réajuste en quelques secondes dans la journée quand le pied gonfle : la chaussure basse ArmourTred Boa S3S de Milwaukee en est équipée.
Chaussures de sécurité d’hiver et d’été
En hiver, le symbole CI limite le froid transmis par la semelle, et une doublure chaude fait la différence : les bottes d’hiver de Singer Safety sont doublées en fourrure polyester. Des chaussettes chaudes complètent l’ensemble. En été, on cherche une tige en mesh, une doublure respirante et des chaussettes adaptées à la chaleur, et on évite les membranes quand le chantier est sec.
Entretenir ses chaussures de sécurité
Brosser la boue séchée, laver à l’eau tiède et laisser sécher à l’air libre, loin d’un radiateur ou de toute source de chaleur directe, qui durcit le cuir et fragilise les collages. Sortir la semelle intérieure pour qu’elle sèche séparément. Nourrir et imperméabiliser le cuir régulièrement. Ne rien percer ni ajouter dans la chaussure : une modification peut annuler la conformité.
Quand remplacer une paire
Les signes sont visibles : semelle d’usure lisse, crampons arasés, décollement entre semelle et tige, tige fissurée ou percée, amorti écrasé, embout apparent ou déformé. Après un choc important sur l’embout, la paire se remplace aussitôt, même sans dommage visible. Il n’existe pas de durée universelle : tout dépend de l’usage, du sol et de l’entretien, et le polyuréthane des semelles vieillit même au placard. Certains fabricants donnent un repère : pour les ArmourTred, Milwaukee recommande un remplacement tous les 12 mois, ou plus tôt en cas d’usure ou de dommage, et déconseille de conserver une paire au-delà de 5 ans.
Les erreurs à éviter
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Prendre du S3 par défaut. Souvent plus lourd et moins ventilé qu’un S1P, il ne se justifie que si le chantier expose à l’eau, à la pluie ou à un sol irrégulier.
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Confondre résistance à la pénétration de l’eau et étanchéité. Un S3 en cuir finit par s’imbiber sur un chantier détrempé, et une basket en mesh laisse passer l’eau dehors. Dans l’eau ou la boue, il faut le symbole WR, une catégorie S7 ou une botte.
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Se fier au marquage de glissance sur une semelle usée. SR et SRC valent pour une semelle neuve ; l’adhérence baisse avec l’usure et l’encrassement des crampons.
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Choisir la pointure sans essayage. Trop juste, la chaussure comprime les orteils dès la deuxième heure ; trop grande, le pied bouge et le talon décolle. Essayer en fin de journée, avec les chaussettes de travail.
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Garder une paire dont l’embout a pris un choc. Il peut être déformé ou fragilisé sans que cela se voie.
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Sécher les chaussures sur un radiateur. Le cuir durcit et les collages lâchent. Séchage à l’air libre, semelle intérieure sortie.
Le risque du poste fixe le marquage, le métier et le sol fixent la hauteur de tige, et la durée de port fixe le reste : embout, poids, fermeture, pointure. Une paire se juge enfin à l’essai : en fin de journée, avec les chaussettes de travail, et si possible sur le sol du poste.










