










Les accessoires contre l’humidité protègent les points d’un ouvrage en plaques de plâtre où l’eau et la vapeur s’infiltrent en premier. Le plus exposé reste le pied de cloison, en contact avec une dalle qui peut rester humide ou recevoir une chape. Un film polyéthylène ou un profil en U plastique y crée une barrière continue entre le rail et le support. En plafond sous toiture, l’enjeu change : il faut fixer l’ossature sans percer la membrane pare-vapeur.
Ces accessoires interviennent avant la pose des plaques. Ils concernent les pièces humides, les rez-de-chaussée sur dalle, les doublages de murs donnant sur l’extérieur et les combles aménagés. Le plaquiste les pose, mais ils conditionnent aussi le travail du chapiste et du carreleur qui interviennent ensuite. Une protection oubliée à ce stade ne se rattrape plus une fois la cloison fermée et jointoyée. En rénovation, le constat est souvent le même : traces noires en bas de plaque, carton qui gonfle, plinthes qui se décollent.
Le bon accessoire dépend de l’endroit à protéger et de l’ordre des travaux. Quatre critères orientent le choix :
Dans tous les cas, l’accessoire doit rester continu sur toute la longueur de l’ouvrage. Une protection posée par tronçons, avec des recouvrements négligés, laisse passer l’humidité exactement là où elle s’interrompt. Les films et profils se livrent donc en rouleaux, qui se déroulent d’un seul tenant le long du tracé et se recoupent au cutter. Aux angles et aux huisseries, prévoyez un retour ou un recouvrement généreux plutôt qu’une simple coupe bord à bord.
En pied de cloison, la technique éprouvée consiste à dérouler le film sous le rail, puis à le relever contre l’ossature avant la pose des plaques. Le film forme une cuvette, prise entre la dalle et la chape une fois celle-ci coulée. Les plaques se coupent légèrement au-dessus du sol fini, pour ne jamais tremper dans une eau résiduelle. Les joints des pièces humides se traitent ensuite avec un enduit à joint hydrofuge, et la liaison avec le sol se ferme avec des mastics d’étanchéité adaptés.
En plafond isolé, la suspente pare-vapeur se visse sur les chevrons par-dessus la membrane, puis reçoit des suspentes F45 ou F47 classiques. L’espace créé laisse passer gaines et ventilation sans percer le pare-vapeur. Deux confusions reviennent souvent sur chantier. La première consiste à croire qu’une plaque hydrofuge dispense de protéger le pied : elle résiste mieux à l’humidité, mais ne bloque pas les remontées. La seconde confond le polyane de pied, qui arrête les remontées capillaires, et le pare-vapeur, qui empêche la condensation dans l’isolant.
La bande périphérique, enfin, se pose avant l’intervention du chapiste, qui travaille avec ses propres outils de chape. Sa version adhésive se fixe plus vite contre la cloison et ne bouge pas pendant le coulage. Si elle manque, la chape vient au contact direct de la plaque, lui transmet son humidité et crée un pont pour les bruits d’impact.
