










Le sabot de charpente reçoit l’about d’une pièce de bois et la suspend à une autre : solive sur poutre, panne sur muralière, chevêtre, lisse ou traverse d’ossature. Il remplace une entaille ou un assemblage taillé, se pose vite et répète le même appui d’une solive à l’autre sur toute une série. Trois formes couvrent l’essentiel des chantiers :
Tous sont en acier galvanisé, qui protège la tôle de la corrosion dans une charpente abritée. Au-delà de la forme, deux sabots de même largeur peuvent offrir des capacités très différentes, selon l’épaisseur d’acier, la profondeur du talon et le nombre de perçages.
La largeur intérieure du sabot se choisit d’après l’épaisseur réelle de la pièce portée, mesurée sur le bois et non d’après sa cote commerciale. Un léger jeu de pose est admis, de l’ordre de quelques millimètres au plus. Un sabot trop étroit ne s’écarte jamais pour faire entrer le bois : la tôle déformée perd son appui et sa résistance. Un sabot trop large laisse la pièce flotter, et les pointes travaillent de travers.
La hauteur compte autant. En règle générale, le flanc du sabot doit couvrir au moins les deux tiers de la hauteur de la solive, et davantage quand l’assemblage subit des efforts latéraux. Une solive haute posée dans un sabot trop bas bascule sous la charge, même si la largeur est parfaite.
Pour un assemblage très chargé ou une grande portée, ce sont les valeurs de charge du fabricant qui tranchent, et elles supposent toujours la fixation prévue. Quand la pièce doit plutôt être tenue en pied ou reprise en angle, une équerre renforcée se révèle parfois mieux adaptée qu’un sabot.
Tracez d’abord l’emplacement du sabot sur le porteur, en alignant le dessus du talon sur le niveau voulu de la solive : c’est ce repère qui garantit un plancher plan. Fixez le sabot sur le porteur, glissez la pièce portée jusqu’au fond du talon, puis fixez-la à son tour par les flancs.
La capacité annoncée suppose le clouage total, une fixation dans chaque trou prévu, avec des pointes annelées et vis connecteurs adaptées. Une pointe lisse ou une vis à bois ordinaire fait sortir l’assemblage des valeurs du fabricant. Sur un porteur en béton ou en maçonnerie, la fixation passe par des chevilles et des tire-fonds dimensionnés pour le support, avec un sabot à ailes extérieures.
Enfin, contrôlez l’ensemble avant de poser le plancher : solives alignées, talons au contact du bois, aucune aile pliée ni trou oublié. Un défaut se reprend facilement à ce stade, beaucoup moins une fois le platelage en place.
