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Le béton cellulaire est un matériau léger, isolant et facile à travailler, mais sa structure alvéolée change tout au moment de fixer. Une cheville à expansion classique, conçue pour serrer contre un béton dense, écrase les parois des alvéoles au lieu de s’y appuyer : elle tourne dans son trou, puis s’arrache à la première charge. Les fixations pour béton cellulaire fonctionnent autrement, par verrouillage de forme plutôt que par pression. Les fabricants traitent d’ailleurs le béton cellulaire comme un support à part, avec ses propres valeurs de charge.
Leur fût porte des nervures ou un filetage en spirale qui taillent leur propre logement dans le matériau, ou bien un élément métallique qui s’écarte largement dans la masse pour répartir l’effort. C’est ce principe qui permet de suspendre un meuble de cuisine, un chauffe-eau ou un garde-corps dans un bloc qui se scie à la main.
Pour les charges légères, cadre, applique, boîte aux lettres, collier de tuyauterie ou petite étagère, une cheville nylon spéciale béton cellulaire suffit. Ses nervures spiralées s’ancrent dans le matériau quand on la frappe au marteau dans un trou préparé. Les modèles dits turbo, à filetage extérieur, se vissent dans un avant-trou avec leur outil de pose et acceptent aussi bien une vis à bois qu’une vis métrique ; ils conviennent également aux carreaux de plâtre.
Les charges moyennes à lourdes demandent une cheville métallique. Taraudée, elle reçoit une vis métrique et s’écarte dans la masse au serrage. C’est la fixation des supports TV, des meubles hauts, des radiateurs, mais aussi des installations techniques : chemins de câbles, tuyauteries, conduits de ventilation ou plafonds suspendus. Certaines se posent sans même nettoyer le forage, ce qui accélère les séries.
Pour les charges lourdes et les fixations de sécurité, garde-corps, consoles ou structures métalliques légères, le scellement chimique prend le relais. Un foret à rotule creuse un trou conique, plus large au fond qu’à l’entrée ; la résine injectée y forme un bouchon qui ne peut plus ressortir. Dans tous les cas, vérifiez la charge admissible sur la fiche de la cheville : elle varie fortement selon la densité du bloc.
La plupart des échecs viennent du perçage, pas de la cheville. Le béton cellulaire se perce vite, et c’est justement le piège. Quelques règles évitent un trou trop large :
Un foret à tige ronde monté sur une perceuse-visseuse suffit dans la majorité des cas. Si un trou a été trop élargi, déplacez simplement le point de fixation de quelques centimètres plutôt que de forcer une cheville plus grosse dans un logement abîmé. Les chevilles nylon spéciales servent aussi en extérieur, pour des ossatures de façade, des treillis ou des garde-corps adaptés, à condition de rester dans les charges annoncées.
