










Sur une isolation thermique par l’extérieur, le sous-enduit armé fait toute la solidité de la façade. Il protège l’isolant, encaisse les chocs et sert de base à l’enduit de finition. Les couteaux à lisser ITE sont les outils de cette étape : ils déposent l’enduit à la bonne épaisseur, noient l’armature en fibre de verre et laissent une surface régulière, prête pour la suite.
Ces lames travaillent à grande largeur, sur des enduits épais et chargés, là où un couteau de plaquiste plierait. Leur lame en inox trempé résiste à l’abrasion des mortiers et ne rouille pas au contact de l’eau. Le large manche se prend à deux mains, ce qui donne la force nécessaire pour tirer la matière sur toute la hauteur d’un panneau isolant sans relâcher la pression. Façadiers et applicateurs d’ITE en font un équipement de base, au même titre que la taloche et la truelle.
La lame crantée intervient en premier. Ses dents déposent sur l’isolant un sous-enduit d’épaisseur constante, sillon après sillon, avant la pose de l’armature. C’est elle qui garantit qu’il y aura assez de matière pour noyer le treillis, sans surcharge inutile. Sur certains modèles, une contre-lame souple associée à la lame inox apporte à la fois tenue et souplesse, pour un dépôt régulier même sur une façade légèrement irrégulière.
La lame dure prend ensuite le relais. Rigide et large, elle maroufle le treillis dans l’enduit frais, en partant du centre vers les bords pour chasser l’air, puis ratisse la surface pour la rendre homogène. Ses bords arrondis évitent de marquer l’enduit ou d’accrocher la trame. Les deux lames se complètent plus qu’elles ne se remplacent : l’une dose, l’autre tend. Pour reprendre les zones étroites et les tableaux de baies, des platoirs et taloches inox d’ITE complètent l’équipement.
Une valise ITE réunit l’ensemble des outils de la mise en œuvre : taloche crantée, truelle stucateur pour charger l’enduit, lames de lissage et de marouflage. Elle permet de démarrer un chantier sans rien oublier. Elle protège aussi des lames qui craignent les chocs sur leur fil pendant le transport.
Avant toute chose, les angles de façade et les pourtours de baies reçoivent leurs profilés et leurs renforts, puisque l’armature générale vient ensuite les recouvrir. Le sous-enduit se dépose à la lame crantée, puis le treillis se déroule de haut en bas sur l’enduit encore frais. Les lés se chevauchent d’environ dix centimètres, une règle à respecter partout : c’est à la jonction de deux lés mal recouverts que les fissures apparaissent.
Le marouflage à la lame dure noie complètement la trame dans cette première couche, sans la faire disparaître sous une épaisseur excessive. Après séchage, une seconde passe de sous-enduit vient recouvrir l’armature et tendre la surface, avant l’enduit de finition. Sur les grandes hauteurs, un système de lames à lisser sur perche, avec connecteur orientable, prolonge le geste et limite les déplacements d’échafaudage.
Deux précautions font la différence. Par forte chaleur, l’enduit tire vite et se travaille mal : privilégiez le matin ou la fin de journée. Rincez enfin les lames dès la fin de chaque passe ; un mortier séché sur l’inox laisse des aspérités qui rayent la surface suivante.
