










Le tamis est un outil simple mais essentiel pour le maçon qui prépare ses mortiers et bétons à partir de granulats bruts. Sable, gravier, terre : ces matériaux contiennent souvent des éléments trop gros, des cailloux, des impuretés ou des agglomérats qui nuisent à la qualité du mélange final. Le tamisage permet de séparer les granulats à la dimension recherchée et d'éliminer ce qui ne convient pas, pour obtenir un sable ou un gravier propre et calibré. Un mortier réalisé avec un sable bien tamisé est plus régulier, plus facile à travailler et donne une finition de meilleure qualité.
Le choix de la maille - la dimension des ouvertures de la toile - dépend directement du matériau à tamiser et de la finesse recherchée. Pour le sable fin destiné aux enduits et mortiers de finition, une maille serrée, de l'ordre de 1,1 à 1,6 mm, retient les éléments les plus gros et ne laisse passer qu'un sable très fin qui donne une surface lisse et régulière. C'est la maille de référence pour les enduits de façade et les mortiers où l'aspect de surface compte.
Pour le sable destiné aux mortiers de montage et aux usages courants, une maille intermédiaire, autour de 1,8 à 2,8 mm, laisse passer un sable un peu plus grossier qui convient parfaitement à la maçonnerie d'élévation. Pour le gravier fin et moyen entrant dans la composition des bétons, des mailles plus larges - de 4 à 6,3 mm - séparent les granulats de la dimension voulue tout en retenant les cailloux trop gros. Enfin, pour le criblage de la terre et du terreau - utile pour les travaux d'aménagement extérieur - une maille large autour de 6,3 mm élimine les pierres et les racines tout en laissant passer la terre fine.
Disposer de plusieurs tamis de mailles différentes permet d'adapter le criblage à chaque usage, depuis le sable de finition jusqu'au gravier à béton. La numérotation des tamis facilite leur identification : à chaque numéro correspond une dimension de maille précise, ce qui permet de retrouver rapidement le bon tamis selon le matériau et l'application.
Le tamis manuel est l'outil de base pour le tamisage de petites et moyennes quantités. Sa coque résistante - en ABS ou en polystyrène choc selon les modèles - et sa toile tendue supportent l'usage répété du chantier. Les versions renforcées offrent une meilleure tenue de la toile et de la coque pour les utilisations intensives, là où les contraintes mécaniques du tamisage sollicitent fortement l'outil. Le tamisage manuel s'effectue par un mouvement de va-et-vient horizontal au-dessus d'une auge ou d'une brouette, qui sépare les fractions par gravité : les fines passent à travers la toile, les éléments trop gros restent retenus.
Le tamis vibrant électrique répond aux besoins de tamisage en grande quantité, sur les chantiers où le volume de granulats à cribler rend le tamisage manuel trop long et trop fatigant. Son dispositif vibratoire sépare automatiquement les fractions par vibration de la toile, ce qui permet de traiter des volumes importants avec un effort réduit et une cadence bien supérieure. Sur sa structure sur pieds, le matériau brut est versé sur le tamis et les fractions calibrées sont récupérées en partie basse. C'est un investissement adapté aux entreprises de maçonnerie qui préparent régulièrement de gros volumes de mortier ou de béton à partir de granulats bruts, et qui veulent gagner du temps tout en limitant la pénibilité du poste.
Une fois les granulats criblés, ils sont prêts à être dosés et gâchés : les auges et grands bacs de gâchage accueillent le sable et le gravier tamisés pour la préparation du mortier. Et pour mesurer précisément les proportions de chaque composant, les seaux doseurs gradués garantissent des gâchées régulières d'un mélange à l'autre.
