










Les colorants pour ciment, béton et chaux permettent de teinter dans la masse les mortiers, enduits, joints et bétons pour répondre à des besoins de rénovation ou de création décorative. Plutôt que d'appliquer une peinture ou une lasure en surface - qui s'use et nécessite un entretien - la coloration dans la masse donne une teinte durable, intégrée au matériau lui-même, qui résiste au vieillissement et à l'abrasion. Pour le maçon, le façadier ou l'artisan de rénovation, c'est la solution pour accorder un ouvrage neuf à l'existant ou pour obtenir un effet esthétique sur un béton ou un enduit apparent.
Le colorant synthétique se caractérise par un fort pouvoir colorant et une très grande stabilité de la teinte dans le temps, quel que soit le matériau auquel il est incorporé. Sa palette couvre une large gamme de teintes vives et soutenues - rouge, jaune, noir, brun, bleu - difficiles à obtenir avec des pigments naturels. Il est particulièrement adapté lorsque l'on recherche une couleur franche, saturée et parfaitement reproductible d'une gâchée à l'autre, ce qui est essentiel pour les ouvrages où l'uniformité de teinte sur l'ensemble de la surface est un critère de qualité. Son rendement élevé permet d'obtenir la teinte recherchée avec une faible quantité de pigment par rapport au poids de liant.
Le colorant naturel, à base de terres et d'ocres, offre des teintes plus nuancées et chaleureuses - terre de sienne, terre d'ombre, ocre jaune, ocre rouge, terre de cassel. Sa palette s'inscrit dans les tons traditionnels de la construction ancienne, ce qui le rend particulièrement adapté aux rénovations de bâti ancien où les colorants synthétiques produiraient des tons trop modernes et anachroniques. Son excellente stabilité à la lumière et à la chaux le destine spécifiquement aux mortiers de chaux et aux enduits traditionnels, où la compatibilité chimique du pigment avec le liant est essentielle pour éviter les altérations de teinte dans le temps.
La réussite d'une coloration dans la masse repose sur plusieurs principes. Le premier concerne le choix du liant de base : un ciment blanc donne des teintes claires et fidèles, tandis qu'un ciment gris assombrit et grise la couleur du pigment. Pour obtenir des teintes vives ou pastel, le ciment blanc ou la chaux aérienne sont impératifs - le pigment sur ciment gris ne donnera que des tons sourds et rabattus.
Le deuxième principe est le dosage précis et constant du pigment. La teinte finale dépend directement de la proportion de colorant par rapport au liant, et toute variation de dosage entre deux gâchées se traduit par une différence de teinte visible sur l'ouvrage fini. Pour garantir l'uniformité, il faut peser rigoureusement le pigment et le liant à chaque gâchée, et préparer si possible l'ensemble du chantier avec le même lot de produits. La teneur en eau de gâchage influence également la teinte apparente - un mélange plus humide paraît plus foncé une fois sec qu'un mélange plus sec, d'où l'importance de maintenir un dosage d'eau constant.
Le troisième principe est la réalisation d'essais préalables. La teinte d'un mortier coloré humide diffère sensiblement de sa teinte une fois sec et carbonaté - il est donc indispensable de réaliser des éprouvettes d'essai, de les laisser sécher complètement et de juger la teinte finale avant de lancer la production de l'ouvrage. Cette précaution évite les mauvaises surprises sur des surfaces importantes où une teinte mal calibrée serait coûteuse à reprendre.
Krenobat propose cette sélection de colorants pour les maçons, façadiers et artisans de rénovation. Pour les liants à teinter, retrouvez nos ciments blancs et gris pour la réalisation de mortiers colorés, ainsi que nos malaxeurs et auges pour un mélange homogène des pigments.
