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La tête finisseur d'angle étale et lisse l'enduit sur la bande, dans les angles entrants : jonctions entre deux murs, cueillies entre mur et plafond. Elle ne contient pas l'enduit elle-même, contrairement à une boîte de finition à plat : elle est alimentée par une boîte d'angle, une seringue ou une réserve d'angle automatique, puis montée sur un manche qui la guide le long du joint. Sa particularité tient à sa construction : deux plaques articulées maintenues autour de 90°, dont les lames sont montées sur ressorts. Elles s'écartent ou se resserrent en suivant l'angle réel du mur, qui n'est jamais parfaitement droit sur un chantier. C'est ce qui lui permet de déposer une épaisseur régulière de chaque côté du joint, sans creuser d'un côté ni surcharger de l'autre.
La largeur annoncée correspond à la bande d'enduit déposée de part et d'autre de l'angle. C'est ce qui fixe l'usage : une tête étroite sert au serrage de la bande, la première passe qui plaque le calicot dans l'angle et chasse l'excédent. Une tête plus large intervient en seconde passe, pour élargir le raccord et le fondre progressivement dans la plaque, sans marche visible une fois peint. La plupart des plaquistes travaillent donc avec deux largeurs plutôt qu'une seule, en alternant les passes à mesure que le joint sèche. Monter directement une tête large sur un joint neuf laisse trop de matière à poncer, tandis que rester sur une tête étroite laisse un raccord trop marqué.
Une tête à géométrie fixe reste calée autour de l'angle droit et compense les petits écarts par ses ressorts. Elle suffit sur un chantier neuf en ossature métallique, où les angles restent proches de 90°. Un finisseur d'angle réglable ouvre ou ferme l'écartement des lames de façon volontaire, sur une plage nettement plus large : c'est ce qu'il faut en rénovation, sur des murs anciens hors d'équerre, ou pour traiter des angles obtus de retombée, de sous-pente ou de trémie. Certains modèles ajoutent des roulettes qui guident la tête le long de la plaque et allègent la poussée.
Une tête finisseur d'angle ne s'utilise jamais seule. Il lui faut un adaptateur à rotule et un manche à rotule, fixe ou extensible selon la hauteur sous plafond, qui transmet la poussée tout en laissant la tête pivoter librement dans l'angle. Un manche court se justifie pour les placards et les volumes exigus, un manche télescopique pour enchaîner mur et plafond sans monter sur les échasses à chaque changement. Côté alimentation, une boîte d'angle manuelle reste l'option la plus simple, la seringue ou la réserve automatique visant plutôt la cadence. Vérifier la compatibilité de l'adaptateur entre marques évite de se retrouver bloqué avec une tête qui ne se monte pas sur le manche déjà en parc.
Plaquistes, jointeurs et bandeurs l'utilisent dès qu'ils traitent des angles au mètre linéaire plutôt qu'à la spatule, en neuf comme en rénovation.
L'entretien conditionne la durée de vie de l'outil : l'enduit qui sèche entre les lames et les articulations bloque les ressorts et fausse l'écartement, ce qui se voit immédiatement sur la régularité du joint. Un rinçage complet en fin de poste, suivi d'une lubrification des axes, suffit à préserver la souplesse du mécanisme. Les lames, elles, s'usent par frottement et se remplacent séparément sur la plupart des modèles : mieux vaut le vérifier avant l'achat plutôt que de changer une tête entière pour une paire de lames émoussées.