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Une cloison bien montée peut encore être ratée au jointoiement. Le choix de la bande et de l’enduit décide de la tenue des joints, du temps passé en ponçage et du rendu une fois la peinture posée. Bandes papier, armées ou en fibre de verre, enduits en poudre ou prêts à l’emploi, versions hydrofuges pour les pièces humides et enduits pour application airless : chaque produit répond à un type de joint, à une cadence de chantier et à un mode d’application, au couteau ou à la machine. Une bande mal posée ou un enduit mal choisi se paient toujours au moment du ponçage.
Autour du jointoiement, la même famille rassemble les produits qui fixent, calfeutrent et protègent : mortier-colle pour les doublages collés, colles en cartouche pour les habillages, mastics acryliques et silicones pour les raccords et les pièces humides, mousses polyuréthane et produits coupe-feu pour les traversées. Les enduits se travaillent aussi bien à la main qu’avec un bazooka, un banjo ou des boîtes de finition, à condition de choisir la bonne consistance. Le bon couple bande et enduit se décide donc d’après trois questions : quel joint traiter, dans quelle pièce, et avec quels outils.
Le jointoiement transforme un assemblage de plaques en une paroi continue, prête à peindre. Il repose sur un couple indissociable : une bande à joint qui arme la jonction entre deux plaques, et un enduit à joint qui la colle, la recouvre et la fond dans le parement. Si l’un des deux ne convient pas au joint traité, les défauts apparaissent plus tard, sous forme de fissure, de bande qui cloque ou de raccord visible en lumière rasante.
Les autres produits de cette famille interviennent avant et après : le mortier-colle fixe les doublages sur la maçonnerie, les mastics ferment les jonctions avec les menuiseries et le sol, les mousses et produits coupe-feu referment les traversées de réseaux. Sur une salle de bains, par exemple, on enchaîne enduit hydro sur les joints, silicone autour du receveur et mousse autour des traversées de plomberie.
L’enduit en poudre se gâche à la demande et laisse choisir sa consistance. Ses versions à prise durcissent par réaction chimique, indépendamment de la température ou de l’humidité : elles autorisent plusieurs passes dans la même journée, y compris en hiver. Les versions à séchage durcissent par évaporation de l’eau, plus lentement, et se poncent généralement plus facilement en finition. Sur un chantier serré, l’enduit à prise fait gagner une journée ; en finition, l’enduit à séchage facilite le travail du ponceur.
L’enduit prêt à l’emploi en seau supprime le gâchage et garde une consistance constante d’un seau à l’autre. Il convient à la plupart des outils de jointoiement mécanisé : bazooka, banjo, boîtes de finition et seringues. Les machines à bande automatique demandent en effet une pâte homogène, souvent légèrement détendue à l’eau, qui circule sans bulles dans l’outil.
En pièce humide, la plaque hydrofuge se traite avec un enduit hydro et une bande compatible : la paroi ne garde sa résistance à l’humidité que si les joints la gardent aussi. Enfin, les enduits pour application airless se projettent sur de grandes surfaces avant d’être lissés à la lame, pour un ratissage complet.
Un colorant ajouté à l’enduit rend chaque passe visible une fois sèche. Il ne modifie ni la composition ni le temps de séchage, mais fait ressortir les surplus et les arêtes à poncer avant la couche suivante.
La bande se choisit d’après l’endroit qu’elle traite. Trois familles couvrent l’essentiel des chantiers :
Quelle que soit la bande, la règle ne change pas : chaque passe d’enduit s’élargit par rapport à la précédente, pour noyer complètement la bande et adoucir le relief de part et d’autre du joint. Respecter le temps de durcissement ou de séchage entre les passes évite la plupart des fissures et des retraits.
Le mortier-colle fixe les plaques de doublage directement sur un mur maçonné, en plots, sans ossature. Pour des éléments plus légers, plinthes, tasseaux ou habillages, les colles en cartouche évitent de percer le parement. Les deux ne se remplacent pas : une cartouche ne fournit jamais l’épaisseur qu’exige le calage d’une plaque.
Les mastics acryliques ferment les jonctions entre la cloison et le sol, les menuiseries ou le plafond : ils restent légèrement souples et se peignent. Les silicones prennent le relais dans les pièces d’eau, autour des receveurs et des plans de travail. La mousse polyuréthane calfeutre les vides autour des huisseries et des traversées, et les produits coupe-feu maintiennent la résistance au feu d’une paroi classée là où elle est percée.
Une fois les joints terminés, le ponçage des enduits prépare la surface à la peinture. Poncer trop fort sur l’axe d’un joint finit par mettre la bande à nu : mieux vaut repasser une couche fine que creuser.













