










Le banjo fait gagner un temps précieux sur la pose des bandes à joint, tant qu’il reste rempli et qu’il ne quitte pas la main du jointeur. Dès qu’il faut l’ouvrir pour le recharger au couteau, le poser au sol ou le démonter pour le décrasser, ce gain s’évapore. Les accessoires pour banjo traitent justement ces moments-là : le remplissage, le transport sur le chantier et l’entretien de fin de journée.
Ils s’adaptent à la plupart des applicateurs, qu’il s’agisse d’un banjo en plastique pour un usage régulier ou d’un modèle professionnel en aluminium ou en inox. Pour beaucoup de plaquistes, le banjo est la première marche vers le jointoiement mécanisé, avant le bazooka. Bien équipé, il accélère nettement la pose des bandes par rapport au travail entièrement au couteau, à condition de ne pas reperdre ce temps en remplissages et en nettoyages laborieux.
Charger un banjo au couteau prend du temps, salit le réservoir et surtout enferme de l’air dans l’enduit. Ces bulles se retrouvent sous la bande et ressortent en cloques au séchage, obligeant à reprendre le joint. La seringue de remplissage pousse l’enduit en continu, sans poche d’air, et remplit le réservoir en une seule charge. Avant d’en choisir une, vérifiez simplement que son bec correspond à l’entrée de votre banjo : certains se remplissent par le couvercle, d’autres par un orifice prévu à cet effet.
La consistance fait le reste. Pour circuler dans l’applicateur, l’enduit doit être crémeux, un peu plus souple qu’en travail au couteau. Un enduit à joint prêt à l’emploi se détend souvent avec un filet d’eau, mélangé lentement pour ne pas incorporer d’air. Trop épais, il freine la bande ; trop liquide, il coule et n’accroche plus. Après chaque remplissage, tirez quelques centimètres de bande pour vérifier qu’elle sort bien enduite.
La seringue sert aussi à charger les boîtes de finition et de nombreuses boîtes de charge grâce à son bec plat. Une même seringue accompagne donc le jointeur de la pose de bande jusqu’aux passes de finition, ce qui simplifie le matériel à emporter quand on alterne les outils dans la même journée.
L’étui holster, à porter à la ceinture, prend tout son intérêt quand le jointeur travaille sur échasses. Impossible alors de poser le banjo au sol à chaque fois qu’il faut serrer une bande au couteau : accroché à la hanche, l’applicateur reste disponible, et les deux mains sont libres. Léger, il se met et s’enlève en quelques secondes, et accepte tous les formats de banjo. Il évite aussi bien des chutes d’outil depuis les échasses, avec à la clé un réservoir fendu ou une lame faussée.
Le soir, démontez les parties en contact avec l’enduit, réservoir, bec et roulettes, et rincez-les à l’eau claire avant que la matière ne sèche ; la seringue se démonte de la même façon. Une lame qui déchire la bande au lieu de la trancher, une roulette usée ou un ressort fatigué ne justifient pas de racheter l’outil : les pièces de rechange pour banjo le remettent en service pour une fraction de son prix. Rangé sec, réservoir ouvert, il passera sans encombre d’un chantier à l’autre.
