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La colle en cartouche remplace la vis ou la pointe partout où percer le parement serait inutile ou risqué. Sur un chantier de plâtrerie, elle fixe les plinthes, les baguettes d’angle, les tasseaux, les habillages en bois ou en PVC et les appuis de fenêtre. Elle sert aussi aux petites reprises de collage, quand une plaque doit être recalée sans refaire tout un doublage. Le plaquiste, l’agenceur et le peintre en finition s’en servent tous, chacun à son étape du chantier.
Son intérêt tient au format : la cartouche se pose dans un pistolet, le cordon se dépose exactement où il faut, sans gâchage ni auge. Le collage se fait sur le carton de la plaque, sur un enduit sec, sur le béton ou la maçonnerie voisine. Le choix de la formule dépend donc moins de la plaque que de l’élément à coller, de son poids et de la pièce où il sera posé.
Les colles de fixation en cartouche se répartissent en trois grandes familles. Les colles acryliques en dispersion sont sans solvant, peu odorantes et se peignent une fois sèches. Elles conviennent aux collages intérieurs en milieu sec : plinthes en bois ou en MDF, baguettes, petits habillages sur plâtre. Leur prise initiale est rapide, mais leur résistance à l’eau reste limitée.
Les colles MS polymère restent élastiques après séchage et adhèrent sans primaire sur la plupart des matériaux du bâtiment, y compris le métal et le PVC. Elles encaissent les petits mouvements du support et tiennent en pièce humide comme en extérieur. Sur placo, ce sont elles que les fabricants recommandent le plus souvent pour les plinthes, car elles compensent les irrégularités du mur.
Les colles polyuréthane, souvent en gel, visent l’assemblage du bois et le collage multi-matériaux exposé à l’eau : menuiseries, aménagements extérieurs, pièces soumises à l’humidité. Elles sont très résistantes, mais sèchent plus lentement et se nettoient mal une fois prises. Pour une pièce occupée ou mal ventilée, privilégiez une formule sans solvant, plus confortable à l’usage.
Un collage tient d’abord par son support. Une plaque de plâtre poussiéreuse, un enduit encore humide ou une peinture qui farine font échouer la meilleure colle. Le geste compte ensuite autant que la formule, car la quantité déposée et le maintien pendant la prise décident de la tenue. Respectez ces quatre étapes :
La colle en cartouche fixe un élément ponctuel ; elle n’est pas faite pour coller tout un doublage. Pour un doublage collé sur un mur maçonné, le mortier-colle pour plaques se gâche en auge et se pose en plots, dans une épaisseur qu’aucune cartouche ne peut fournir. À l’inverse, un mastic acrylique de finition sert à calfeutrer et à masquer un jeu entre plinthe et mur, pas à porter une charge.
Gardez aussi en tête deux limites : certaines colles ne conviennent pas au polystyrène, et une colle pour intérieur sec ne tient pas dans une salle de bains. Lisez la fiche de la cartouche avant de poser un habillage sur un isolant ou dans une pièce humide. La mousse expansive, enfin, calfeutre et isole un vide autour d’une huisserie ou d’une traversée de gaine : elle ne remplace pas une colle de fixation.
